Sunday, October 22, 2006

Une petite histoire du restaurant Ben’s Delicatessen




En 1908, Ben Kravitz et sa femme Fanny ouvrent le restaurant BEN’S Delicatessen au coin des rues Burnside (aujourd’hui Maisonneuve) et Metcalfe. Le restaurant devient rapidement très populaire atteignant le statut d’institution montréalaise. Suite au décès de Ben en 1956, ses trois fils Al, Irving et Sollie assument le contrôle du restaurant qui continue de faire les beaux jours et les belles nuits du centre-ville.

C’est seulement suite au décès de Irving en 1992 que les choses commencent à se détériorer. Sa veuve et son fils (Jean et Elliot) deviennent alors très impliqués dans le fonctionnement du restaurant, malgré leur manque total d’expérience dans ce domaine. Les employés décident de se syndiquer en 1995. Malheureusement, malgré leurs efforts, les conditions de travail continues de se détériorer notamment après la mort du dernier fils de Ben, All, en 2000.

Aujourd’hui, en septembre 2006, nous en sommes au quatrième renouvellement de notre convention collective qui est échue depuis le 17 février dernier. Les patrons ont toujours eu beaucoup de difficulté à appliquer les conventions collectives qu’ils avaient signé et nos conditions de travail sont descendues en dessous d’un seuil acceptable. Le système de climatisation ne fonctionne plus depuis 2 ans et le chauffage en hiver est déficient. La quantité de verres, vaisselle et ustensiles ne peut pas soutenir une période d’achalandage moyenne. Les employés qui quittent ne sont pas remplacés forçant ainsi, les autres à accomplir une surcharge de travail.

Nous exigeons le respect, un arrêt du harcèlement, des augmentations de salaire ainsi que des conditions de travail decentes. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes en grève depuis le 20 juillet dernier suite à un vote secret unanime. Depuis cette date, l’employeur refuse de négocier mais nous sommes plus déterminés que jamais à poursuivre notre lutte tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas atteint nos objectifs. Nous voulons négocier.

En terminant, nous désirons remercier la CSN et son conseil exécutif qui nous représente et nous appuie à 100%.

Le syndicat des travailleuses et travailleurs de la Charcuterie BEN’S.

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